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Revue
André Malraux / Review #
35 (2008)
Même si parfois, dans ses discours, l’orateur
adopte un ton “gaullien”, se faisant le chantre de la
France, pour l’essentiel la pensée et l’esthétique
deMalraux possèdent une visée universelle, particulièrement
sensible dans les écrits sur l’art et le Musée
imaginaire. Mais ne peut-on aussi reconnaître à son oeuvre
une dimension plus strictement européenne ? La question paraît d’autant plus légitime
que dès 1927, soit cinq ans après la publication par
Valéry de “L’ Européen”, Malraux signe
un essai intitulé “D’une Jeunesse européenne”,
qui a une valeur programmatique : “La jeunesse européenne
est plus touchée par ce que le monde peut être que par
ce qu’il est”. Et de fait, l’Europe n’a cessé d’être
au coeur des préoccupations de Malraux. De la description critique
de l’Europe par Ling dans La Tentation de l’Occident à
Vincent Berger rêvant dans le désert d’Afghanistan
aux musées européens, de la lutte contre le fascisme
dans Le Temps du mépris à la mise en scène des
grandes figures politiques et artistiques européennes (Le Miroir
des limbes), de L’Espoir où l’on assiste à
la révélation de l’importance du fait national
(la terre, au sens moral et spirituel) au discours d’hommage
à la Grèce, Malraux semble requis par le “vieux
continent”. Le numéro 34 de la Revue André Malraux/Review
se propose d’explorer la dimension européenne de l’oeuvre
de Malraux.
Date limite pour la soumission des articles : 15 septembre
2007 |
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